Décembre 2018

NEWSLETTER N°23

La clé de l’info

 

■ Edito

◢ 2018, une année de transition

Nous pouvons faire un premier bilan de cette année 2018, marquée par le lancement de notre nouveau produit, la vis Starbolt. Depuis, nous avons plusieurs projets en cours, mais c’est auprès du secteur de l’éclairage public que nous avons commencé la commercialisation de cette solution qui sécurise les trappes d’accès des mâts. Nous restons convaincus que cette vis haute sécurité, qui suscite beaucoup d’enthousiasme, trouvera sa place sur d’autres marchés en 2019. Nous avons également clarifié notre positionnement en faisant émerger nos quatre domaines de prédilection : la serrure, la vis, le vending et l’ingénierie.

C’est notre savoir-faire et notre maîtrise de la technologie brevetée, qui relie ces quatre domaines.  Grace aux flux magnétiques générés par des aimants, nous réalisons des codages sophistiqués appliqués à des systèmes de verrouillage uniques et inviolables. Nous pouvons ainsi coder à l’infini des serrures et leurs clés, des vis et leurs outils de montage et décliner des solutions spécifiques à la demande. Nous sommes les seuls au monde à détenir cette technologie.

Ce savoir-faire, nous tenions à le valoriser en affichant le label French Fab et contribuer ainsi au rayonnement des industries françaises à l’étranger.

Je vous invite à découvrir les articles de ce numéro qui clos l’années 2018. Il ne me reste plus qu’à vous adresser tous mes vœux pour cette nouvelle année, en vous souhaitant le meilleur : un épanouissement professionnel et personnel !

Jean-Noël Arlaud, Directeur Général

 

 


■ Quoi de neuf ?

◢ CISM rejoint la French Fab

La French Fab est une marque collective illustrée par un coq bleu, signe de ralliement et de fierté français. Elle regroupe les entreprises et sites industriels situés en France qui se reconnaissent dans la volonté de développer l’industrie française.

Ces entreprises placent au cœur de leurs priorités :

  • L’innovation comme levier de développement
  • La modernisation des moyens de production et de gestion
  • L’adaptation de l’organisation du travail aux nouvelles pratiques et la formation aux nouvelles compétences.
  • La performance écologique et environnementale des modes de production comme des produits
  • Le développement d’une capacité d’export et d’internationalisation pour conquérir des marchés devenus mondiaux

Auvergne-Rhône Alpes est la première région de France à mettre en place une French Fab régionale qui propose un dispositif complet dédié aux entreprises industrielles TPE, PME, ETI en matière d’innovation et de digitalisation, allant du diagnostic au financement en passant par le soutien à l’investissement et à l’accompagnement de la croissance.

CISM a choisi de porter le label French Fab pour plusieurs raisons :

  • Pour intégrer un réseau d’industriels partageant les mêmes valeurs
  • Pour faire rayonner notre savoir-faire
  • Pour accompagner nos projets d’internationalisation
  • Pour fédérer l’entreprise autour d’une démarche commune

 

La forteresse royale de Chinon inaugure son nouvel éclairage


La restauration de la forteresse lancée en 2010 inclut un nouveau chantier de mise en lumière qui a pris fin le 30 novembre dernier. L’objectif fût de conserver la valeur patrimoniale du site tout en lui donnant une vision élégante et moderne.
L’entreprise GHM, spécialisé dans les mâts d’éclairage s’est vu confier l’implantation des mâts d’éclairage et a fait appel à CISM pour équiper les trappes d’accès de ses batteuses quart de tour EPSY.

 

 


■ Portrait…

Jean-Pierre Dessus, conducteur de travaux chez Bouygues Telecom en Haute-Garonne

 

  • Jean-Pierre, dans quel secteur d’activité travaillez-vous ?
    JPD : Je suis en charge de l’entretien de l’éclairage publique pour le syndicat de la Haute-Garonne. Nous gérons le parc d’éclairage de 135 communes. Je suis responsable de 3 équipes de 2 techniciens et nous intervenons pour dépanner ou remplacer les équipements. Ces derniers peuvent avoir été vandalisés, abîmés lors d’un accident ou pour une raison climatique.
  • Quelles sont les causes des pannes que vous rencontrez le plus ?
    JPD:
    Le vandalisme dépasse largement les autres causes et le phénomène s’accroit. Car au-delà du vol de câbles, les fils peuvent être simplement coupés pour plonger une zone dans le noir et permettre à des malfrats de faire du trafic ou autres méfaits. 
  • Comment avez-vous connu CISM ?
    JPD: Je ne me souviens plus précisément. La documentation est arrivée sur mon bureau. Je pense c’est une commune qui a rencontré CISM sur un salon des maires. J’ai pris contact avec l’entreprise qui nous a présenté son tout nouveau kit antivol intégrant la vis Starbolt que nous pouvions adapter aisément sur nos équipements existants. Nous l’avons testé avec 8 exemplaires, et très vite nous avons enchaîné les commandes.
  • Combien de kit antivol avez-vous posé ?
    JPD : Nous en sommes actuellement à plus d’une centaine. Nous les utilisons pour réparer des mâts d’éclairage déjà vandalisés mais surtout en prévention dans certaines zones réputées à risque. Au départ la pose du kit nous a pris un peu de temps mais nous avons très vite pris le coup de main. Aujourd’hui aucune des installations n’a posé de problème.
  • Vous démarquez vous de vos concurrents ?
    JPD :  Oui car nous sommes les seuls à posséder pour le moment cette solution. Nous avons un contrat d’une durée de 6 ans avec le syndicat de l’éclairage. C’est un avantage certains pour nous que nous souhaitons conserver face à nos concurrents habituels.                                                                     

■ Comment faire face aux risques de malveillance dans les entreprises ?

 

Les causes des accidents sur le lieu de travail ont des origines variées. Elles peuvent être techniques (défaillance d’un équipement, conception erronée…), humaines ou relatives à l’organisation (erreur humaine, formation insuffisante, organisation défaillante…), naturelles (foudre, inondation, froid…). Mais il ne faut pas non plus oublier la malveillance. Il s’agit d’actes accomplis avec la volonté de nuire, de porter atteinte aux biens ou aux personnes. Cette malveillance peut conduire à des accidents d’autant plus graves qu’elle n’est pas assez souvent prise en compte à sa juste mesure dans les analyses des risques et les études de dangers.

Toutefois, l’état d’urgence a fait ressortir le besoin de renforcer la protection des entreprises. Certaines personnes pouvant chercher à utiliser une installation à risques comme une arme. De plus, la malveillance peut aussi toucher des installations annexes se trouvant sur la voie publique, coffrets électriques ou de gaz par exemple. On pense donc aux agressions d’origine extérieure, mais cela ne doit pas supprimer le risque d’être victime d’agissements préjudiciables internes à l’organisation. Ce que l’on peut définir comme de la malveillance ordinaire, vol, incendie ou pollution volontaire autant de causes d’accidents possibles.

◢ Un risque à prendre en compte

Heureusement, les actes de malveillance commis par des travailleurs, salariés, mais aussi stagiaires, personnels prestataires… sont rares. Mais ils constituent cependant un risque réel qui ne doit pas être négligé, au vu des conséquences négatives pour l’entreprise.
Pour les installations industrielles recensées par le BARPI (Bureau d’Analyse des Risques et Pollutions Industriels), ce sont les déchetteries, centres de tri, installations de stockage, casses automobiles, installations de traitement des déchets… qui recensent plus de 20% des actes de malveillance sur l’ensemble des accidents.
Mais on constate aussi la part considérable d’actes de malveillance dans le secteur des commerces et entrepôts de marchandises pour environ 25 %. Le secteur industriel fabrication-transformation représente quant à lui environ 16 % des cas.
Les conséquences directes de ces actes de malveillance sont des pertes d’exploitation qui peuvent être élevées, du chômage technique après le sinistre, des blessures légères ou plus graves pour des salariés, des pollutions atmosphériques dues aux fumées d’incendie par exemple.

Les actes malveillants, qu’ils soient commis par des personnes internes ou externes à l’entreprise, entraine des défaillances au niveau de la protection du site. Les causes principales sont :

  • Le manque d’entretien des clôtures et un contrôle d’accès insuffisant.
  • La non-surveillance des sites en dehors des périodes d’activité.
  • Les sites fermés non mis en sécurité. Les sites désaffectés, abandonnés après une liquidation ou une cessation d’activité sont des cibles de choix pour les pilleurs.
  • Des équipements vulnérables mal protégés. Les exploitants négligent souvent la protection d’équipements ou de matières vulnérables. Que ce soit dans le secteur des déchets ou dans les activités de production/commerce, ces stockages sans protection sont fréquemment pris pour cible.

◢ Des moyens de se protéger

Tous les sites et entreprises ne sont bien sûr pas logés à la même enseigne en ce qui concerne la protection contre la malveillance. En fonction du secteur d’activité, de la taille et aussi de la situation géographique de l’entreprise, le risque sera différent, tout comme les mesures à mettre en place pour y faire face.

Les principales recommandations sur lesquelles il convient de réfléchir sont donc :

  • La mise en place, ou le renforcement des clôtures, sans oublier le contrôle régulier de leur intégrité.
  • La sécurisation des sites fermés ou désaffectés, avec des entrées condamnées ou murées.
  • Le renforcement des procédures de contrôle, pour l’accès au site, la fermeture des issues des bâtiments et du site lui-même.
  • La mise en place ou le renforcement de systèmes de surveillance, alarmes anti-intrusion, télésurveillance / vidéosurveillance, systèmes avec détection de mouvement ou détection de chaleur.
  • La mise en place ou l’optimisation du gardiennage.
  • La sécurisation des stockages et des équipements sensibles par un contrôle d’accès à la zone de stockage.
  • Le déplacement des équipements sensibles.
  • La réorganisation des stockages et si possible la suppression des stockages en plein air.
  • Le renforcement de la fonction sécurité, avec, par exemple, la mise en place d’un responsable sécurité.

De quoi éliminer une grande partie des actes qui sont commis par des opportunistes ou des personnes qui ne vont pas prendre le risque de se faire prendre


■ Et aussi…

Exploration urbaine : quels risques ?

 

Les adeptes de l’exploration urbaine, ou encore appelée Urbex, parcourent la ville à la recherche de bâtiments abandonnés à visiter. Une pratique de plus en plus populaire qui se trouve dans un flou juridique. Mais quels sont les risques pour les explorateurs ?
A-t-on le droit de rentrer dans un lieu délaissé ? la loi ne dit pas que c’est interdit, sauf en cas de vandalisme. Le seul risque est de recevoir une plainte pour violation de propriété privée. Selon la loi même si ces lieux sont abandonnés et que l’accès n’est pas condamné, ils ont toujours un propriétaire.
Or le droit à la propriété n’autorise pas à pénétrer sur un terrain qui ne vous appartient pas. Cependant si la loi est plutôt stricte en ce qui concerne le domicile, elle s’applique au cas par cas pour ces propriétés privées. Les plaintes sont rares pour les explorateurs et la majorité ne connaissent pas vraiment de problèmes juridiques. D’autant plus que certains bâtiments ne sont pas identifiés clairement comme interdit d’accès, ce qui laisse planer le doute sur les risques encourus.
Restes à préciser que ces pratiques peuvent être dangereuses et que l’on déplore de nombreux accidents pour certains mortels.